<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294</id><updated>2012-02-20T19:51:39.711+01:00</updated><category term='Lu en 2011'/><category term='Lecture 2012'/><category term='Photo'/><category term='Écrits vains'/><category term='Lecture 2011'/><title type='text'>Lola-Valérie</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>33</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-6957171600087172544</id><published>2012-02-13T06:00:00.000+01:00</published><updated>2012-02-13T17:34:55.750+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écrits vains'/><title type='text'>La proie des ombres.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Atelier de Leiloona, "Une photo, quelques mots" n°28. Retrouvez les autres textes &lt;a href="http://www.bricabook.com/archives/2012/02/13/23492815.html" target="_blank"&gt;ici !&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/08/46/444228/72536999_p.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="392" src="http://storage.canalblog.com/08/46/444228/72536999_p.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Marcher, ne pas se retourner, faire l'air de rien. Ça n'arrangera rien si je me retourne, s'il sait que je sais. Il sera au contraire d'autant plus attiré. Le fauve traquant sa proie aime voir que&amp;nbsp; la proie est apeurée, désemparée, il aime sentir sa force dans le regard de sa future victime. Je ne me retournerai pas, c'est peut-être justement ce qu'il attend. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher d’accélérer, et son pas, comme l'ombre du mien, me poursuit en claquant d'un rythme égal sur le trottoir. Il me semble qu'il est juste derrière moi, que je pourrais sentir la chaleur de son souffle sur ma nuque, l'effleurement de son corps derrière le mien. Je ne me retournerai pas. Je fixe les lampadaires au loin, je me concentre sur ma respiration, le bruit de mes&amp;nbsp; propres pas ; je serai bientôt à la maison, au chaud, je ferai réchauffer une soupe et j'essaierai de dormir tôt. J'ai les nerfs en pelote, comme on dit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;"&lt;/i&gt;Quelle mine de déterrée tu as !&lt;i&gt;" &lt;/i&gt;m'avait dit Catherine ce matin. Sa voix résonne encore dans ma tête, comme un coup s'ajoutant à ceux des pas claquant derrière moi. Stressée, à bout de nerfs, je lui avais tout déballé. Que depuis qu'il était sorti, il me suivait sans cesse. "Il est là quand je viens au travail, il entre dans la rame de métro à côté de la mienne, il me suit dans la rue jusqu'ici. Il est au coin de la rue quand je vais au supermarché, attablé au fond du café quand je vais acheter mon journal. Il épie même mes faits et gestes quand je suis chez moi. Je le vois depuis la fenêtre &lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;de mon appartement. J'éteins la lumière pour qu'il ne sache pas que je sais qu'il est là. Il se tient toujours dans l'ombre, sous le porche de l'immeuble d'en face. Mais je reconnais sa silhouette, je sais que c'est lui, je peux presque distinguer l'éclat inquiétant de ses yeux levés vers mes fenêtres."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;Dès que j'avais eu terminé, j'avais regretté. Elle m'avait alors sorti le couplet des arguments rassurants auxquels je m'attendais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Attends Martine, à ce que tu me dis, tu n'as jamais vraiment vu son visage, tu n'es pas sûre que c'est lui ? Ça ne peut pas être lui, &lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;il est directement reparti dans le Sud après son départ, sa mère a même téléphoné plusieurs fois au docteur Riquet pour lui parler de son traitement.&lt;/span&gt; Mais quoi que ce soit, va faire une déposition, et prends quelques jours de congés pour te reposer. La police fera son boulot d'enquête, et tu seras rassurée, qu'il y ait quelque chose ou non.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;- Quelque chose ou non ? Tu es en train de me dire que je fabule ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Non, bien sûr que non ! Ce que je dis, c'est que tu n'as pas toutes les cartes en main, et l'émotion te fait peut-être exagérer les choses. Ça fait cinq ans que tu bosses dans ce service, et on voit assez de choses pour devenir paranoïaque en moins de temps que ça !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;- Donc je suis paranoïaque, merci."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;J'avais tourné les talons sans même avoir terminé mon café et étais retournée à mon planning. Qu'il y ait quelque chose ou non ! Paranoïaque ! Mais pourquoi étais-je allée lui raconter ça ?&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Les bruits de pas me semblent encore plus proches, si c'était possible. Et mon cœur s'emballe, tambourine dans ma poitrine, comme un écho sinistre au rythme de ses pas. Non, je n'aurais pas dû lui raconter ça, à cette pipelette de Catherine. J'imagine déjà tout le service au courant dès demain, à chuchoter derrière mon dos, et le docteur Riquet avec son air éternel de psychiatre paternaliste, vous donnant l'impression d'être à mi-chemin entre la petite fille fautive et la psychotique à enfermer, me demander l'air de rien, entre deux portes, si ça ne me plairait pas de prendre quelques jours de vacances...&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;J'arrive au croisement, le feu piéton est rouge, les voitures défilent. Je suis bien obligée de m'arrêter. Ça fait déjà trois semaines, il aurait agi s'il voulait agir. Il attend peut-être mes quelques jours de vacances, justement ! Il attend peut-être que je craque, que j'abandonne ! Quelques jours de vacances ! Alors que le boulot est le seul endroit où je me sens en sécurité pour le moment. Son souffle contre ma nuque, je suis sûre de le sentir. Réprimer un frisson, faire l'air de rien. C'est sûr, c'est paradoxal, quand on travaille dans le service psychiatrique d'une prison, mais il ne peut pas y entrer, pas plus que les autres ne&amp;nbsp; peuvent en sortir. Je me rappelle de notre premier entretien, et de tous les suivants, de son regard torve, de sa façon de croiser ses mains, de s'accouder d'un air détendu à la table, de son sourire en coin de temps en temps, de sa façon d'expliquer ses fantasmes, d'expliquer ce qu'il appelait son travail, cette façon d'épier des femmes, de leur envoyer des lettres anonymes, de s'introduire chez elles pour leur laisser un signe de sa présence. "S'introduire chez elles, c'est presque s'introduire en elles", avait-il prononcé, lentement, comme pour préparer son effet. Il me parlait du manque, il ajoutait parfois "heureusement que je vous vois". Il me disait que non, la prison ne l'avait pas guéri, elle lui avait au contraire donné la soif de recommencer. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Il n'y a plus de voitures. J'amorce la traversée, et je l'entends tousser juste derrière moi. Il avait cette manie de se racler la gorge avant chacune de ses longues tirades, et je reconnaîtrais ce son entre mille. Un frisson, encore, puis un coup de klaxon et une lumière qui me tirent de mes pensées. Je tourne la tête sans avoir vraiment le temps de distinguer le véhicule qui m'arrive dessus. Trou noir. J'entends encore des bruits... Je distingue une lueur rouge. Lointaine et pourtant aveuglante. Les phares ? &lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je me redresse difficilement, il me semble qu'un temps interminable a passé et mon corps est endolori de partout. Douleur à la hanche et dans le cou. Le klaxon, les phares... Est-ce qu'une voiture m'a percutée ? Un scooter ? Je secoue la tête et reprends mes esprits. À ma droite, les chiffres rouges lumineux de mon réveil indiquent 6h30. La sonnerie continue ses stridulations pour me sortir de ma torpeur.&lt;/span&gt; Je la fais taire, et essaie de reconstituer les événements. Impossible de me souvenir comment j'ai pu arriver de la rue jusqu'à mon lit. À moins que - l'idée arrive lentement, mais devient soudainement évidente - à moins que je n'y sois pas arrivée par moi-même. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-6957171600087172544?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/6957171600087172544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=6957171600087172544&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/6957171600087172544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/6957171600087172544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/02/la-proie-des-ombres.html' title='La proie des ombres.'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-6034265321970150739</id><published>2012-02-12T16:25:00.004+01:00</published><updated>2012-02-12T16:25:55.087+01:00</updated><title type='text'>Mrs Dalloway, Virginia Woolf, 1925.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/G110932654.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" src="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/G110932654.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;"Mrs Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs"&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Avant de parler de ce livre - de ma lecture fastidieuse de ce livre - il faut d'abord que je parle du film. J'ai découvert Virginia Woolf par le film de S. Daldry, &lt;i&gt;The Hours&lt;/i&gt; (titre qu'a d'abord pensé donner Virginia Woolf au roman). Je l'avais vu en 2001 à sa sortie au cinéma, et j'avais adoré. L'esthétique des images, la musique, le film chorale de l'histoire de ces trois femmes à trois époques différentes, réunies par un roman : &lt;i&gt;Mrs Dalloway&lt;/i&gt;. L'esthétique m'avait touchée, mais aussi la thématique de la non-acceptation de soi, par soi ou par les autres. Fuir une vie qui ne nous correspond pas, faire le don de soi pour s'oublier, se battre pour être accepté tel que l'on est. Réussir ou renoncer à l'entreprise d'être soi. Intrinsèquement liée à cette thématique, celle des sentiments, qui ne nous submergent pas forcément quand il s'est passé quelque chose de précis&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;[pause racontage de vie] Après le film, il y a eu les quelques textes de Virginia Woolf traduits en prépa littéraire, la tentative de lire &lt;i&gt;The Waves&lt;/i&gt;, puis l'abandon, la lecture en anglais étant trop compliquée, la lecture en français étant trop loin du texte. Il m'aura donc fallu plus de dix ans pour me décider à vraiment lire Virginia Woolf, avec quelques couacs néanmoins, puisqu'après les premières pages, le livre est tombé dans la baignoire (sooooo ironic, je rappelle que Virginia Woolf s'est suicidée par noyade). [/pause racontage de vie]&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://leslivresdegeorgesandetmoi.files.wordpress.com/2010/09/woolf-mrs-dalloway.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://leslivresdegeorgesandetmoi.files.wordpress.com/2010/09/woolf-mrs-dalloway.jpg" width="193" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Bien sûr, le roman traite les mêmes thématiques que le film : Mrs Dalloway par exemple est une femme mondaine, qui semble pourtant avoir beaucoup d'esprit, et ne semble pas parvenir à choisir entre ses amours de jeunesse et son présent, entre son rôle d’hôtesse et l'envie de sortir des sentiers battus. Elle semble constamment dans l'entre-deux, ne parvenant pas à être tout à fait elle-même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Mais la place des sentiments et sensations des personnages est plus évidente encore dans le roman, d'autant qu'elle implique un style littéraire particulier (qu'il n'est pas toujours facile de suivre, la traduction n'aidant sûrement pas). Virginia Woolf a voulu écrire un roman qui se passait sur une journée, croisant le destin de nombreux personnages, certains proches les uns des autres, d'autres se croisant simplement. C'est la raison pour laquelle il n'y avait rien de mieux que le film chorale pour réexploiter ce roman, qui est lui-même écrit comme un film chorale. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Le roman est souvent présenté comme l'histoire d'une journée dans la vie d'une femme (Mrs Dalloway), mais le point de vue varie et se focalise aussi sur Peter, l'homme qu'elle a aimé dans sa jeunesse mais qu'elle a quitté pour un autre, plus en adéquation avec ses penchants pour les mondanités ; son mari Richard ; Lady Bruton, une amie de la famille ;&amp;nbsp; un couple : Rezia et Septimus, la première amoureuse, le second indifférent à son épouse et en proie à des crises de paranoïa et d'hallucinations...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Le lien entre tous ces personnages est ce temps de la journée qui s'écoule dans Londres, rythmé par les sonneries de big ben. 260 pages de roman, et aucun chapitre, très peu de paragraphes puisqu'on est dans la continuité de cette journée. Le texte contient donc aussi beaucoup de descriptions de la ville de Londres, de ses événements du quotidien, comme le passage (presque aussi longuement relaté que la description des buissons d'aubépines de Proust) d'un carrosse royal dont on ne sait quel royal personnage il contient. Le roman apparaît comme un réseau de fils d'émotions entrelacées, les émotions de tous ces personnages au sein de cette journée ordinaire mais remplie de ses micro-événements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je ne saurais dire si j'ai aimé ce roman, j'y suis restée un bon moment. J'ai aimé voir toutes les connexions avec le film, mais la lecture a quand même été assez fastidieuse. Paradoxalement, j'aime souvent les écritures plutôt impressionnistes, poétiques, qui s'attachent davantage au ressenti qu'aux faits. C'est peut-être l'effet de la traduction, mais ça n'a pas vraiment pris...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-6034265321970150739?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/6034265321970150739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=6034265321970150739&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/6034265321970150739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/6034265321970150739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/02/mrs-dalloway-virginia-woolf-1925.html' title='Mrs Dalloway, Virginia Woolf, 1925.'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-1960455380673117133</id><published>2012-02-07T08:45:00.005+01:00</published><updated>2012-02-08T13:26:35.417+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>Après le tremblement de terre, Murakami</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.decitre.fr/gi/84/9782264056184FS.gif" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://www.decitre.fr/gi/84/9782264056184FS.gif" width="125" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Après mes lectures de &lt;i&gt;L’Éléphant s'évapore&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; &lt;i&gt;Chroniques de l'oiseau à ressort&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sommeil &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Kafka sur le rivage&lt;/i&gt;, je suis plutôt accoutumée à l'univers de Murakami. Sûrement que je n'aurais pas, de moi-même, acheté ce petit recueil de six nouvelles, mais on me l'a offert.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Quel est le lien entre ces six histoires ? Toutes se passent après le tremblement de terre de Kobe, qui est évoqué dans chacune, rarement avec insistance. Dans toutes, ce tremblement de terre a pourtant son importance, il apparaît comme une métaphore de ce qui était tapi au tréfonds de nous, et qui soudain jaillit, chamboule, détruit. Un prétexte à déterrer des souvenirs ou prendre enfin la décision de changer de vie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Six histoires qui nous font passer à travers six tranches de vies. Un homme dont la femme est partie brusquement ; une jeune fille un peu paumée qui se lie d'amitié avec un fanatique des feux de camp, qui finit par lui faire une proposition étonnante ; l'homme le plus ordinaire du monde qui se voit investi - en rêve, ou dans la réalité ? - d'une mission extraordinaire ; un jeune homme dont la mère prétendait qu'il était le fils de Dieu, et qui l'était peut-être - pourquoi pas ? - mais qui poursuit dans la nuit un homme qu'il imagine être son père... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Comme toujours chez Murakami, l'intérêt est à mon sens ce glissement ténu, discret, imperceptible au départ mais évident au bout d'un moment, de la réalité à l'imaginaire. Tout commence comme on le vivrait soi-même, par un personnage qui rentre du travail ou fait le ménage chez soi, par un autre qui cherche son chat, par un autre encore qui a décidé de changer de vie. Jusqu'au moment où on se rend compte que les choses ont dérapé, qu'on se retrouve dans un univers parallèle ou onirique, où des poissons ou des sangsues tombent du ciel, ou un homme collectionne les têtes de chats morts dans le but de fabriquer un instrument inédit (dans &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Kafka sur le rivage&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;). À moindre échelle, puisqu'elles sont plus courtes, ces nouvelles reprennent le même procédé de mélange de réel et d'onirique, et les mêmes thématiques (celle du départ du conjoint, celle des parents inconnus, celle des rencontres incongrues). Un condensé de Murakami, en somme, sûrement appréciable pour ceux qui aiment se rappeler de leurs rêves le matin, en se demandant sans vraiment chercher de réponse ce que cela pouvait bien signifier...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Mention spéciale à "Crapaudin sauve Tokyo", dont j'ai aimé l'incipit, et qui illustre bien ce que je disais juste au dessus :&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #666666; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;En rentrant du bureau ce soir-là, Katagiri trouva chez lui une énorme grenouille qui l'attendait. Dressée sur ses deux pattes arrière, elle faisait bien deux mètres de haut. Elle était plutôt corpulente aussi. Katagiri, avec son mètre soixante et sa faible carrure, se sentit écrasé par une apparence aussi imposante.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #666666; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Appelez-moi Crapaudin, tout simplement", dit la bestiole d'une voix qui portait loin.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-1960455380673117133?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/1960455380673117133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=1960455380673117133&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/1960455380673117133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/1960455380673117133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/02/apres-le-tremblement-de-terre-murakami.html' title='Après le tremblement de terre, Murakami'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-8018164201641311937</id><published>2012-02-06T06:00:00.000+01:00</published><updated>2012-02-08T16:14:29.261+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écrits vains'/><title type='text'>78 marches vers...</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/51/57/444228/72388621_p.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://storage.canalblog.com/51/57/444228/72388621_p.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;Participation à l'atelier "Une photo, quelques mots..." de Leiloona. Autres textes à lire &lt;a href="http://www.bricabook.com/archives/2012/02/06/23441821.html" target="_blank"&gt;ici.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/21/45/444228/72388543_p.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://storage.canalblog.com/21/45/444228/72388543_p.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;La vache, qu'il fait froid ! Et encore toutes les marches à monter (y'en a soixante-dix-huit en tout, je les ai comptées), et la place à traverser, et les rues à gauche puis à droite, et monter au cinquième étage, avant d'être à la maison ! J'sais pas si je déteste plus l'école ou d'aller à l'école. Je déteste faire la route à pied. Maman elle me croit pas quand je lui dis que ça met une demi-heure. Elle dit &lt;i&gt;même pas un quart d'heure&lt;/i&gt;. Si elle avait pas quitté papa, elle travaillerait encore à mi-temps et elle pourrait encore m'emmener. La vache, il fait vraiment froid en plus ! Les marches c'est le plus fatiguant. Maman elle dit &lt;i&gt;si t'arrêtais de manger plein de gâteaux quand tu reviens de l'école, tu serais plus légère, tu serais moins fatiguée à monter les marches&lt;/i&gt;...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Personne à l'horizon. Tant mieux, j'aime pas croiser des gens dans la rue. À la télé, ils racontent tout le temps les histoires d'enfants qu'on a retrouvés, enlevés, battus, violés, séquestrés, noyés, enterrés. Je me dis qu'un jour ça pourrait m'arriver, surtout qu'on vit pas dans les beaux quartiers. Maman elle dit &lt;i&gt;mais non, tu es une grande fille maintenant, et puis on ne croise jamais personne sur le trajet de l'école, à ces heures-là&lt;/i&gt;. Moi je dis qu'elle s'en fout. Que ça lui ferait peut-être même des vacances. Ou qu'elle le remarquerait même pas. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Parce qu'on croise personne ouais, n'empêche, y'a forcément des ivrognes qui traînent dans le coin, pour qu'il y ait autant de bouteilles vides ici. S&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;i ça se trouve, un jour y'aura un clochard pervers et alcoolique qui sortira d'un coin sombre et qui m'enlèvera. Y'a des fois j'ai envie de pas rentrer et je voudrais vraiment que ça arrive. Au moins j'irais plus à l'école et maman elle s'en voudrait à mort de s'être pas plus occupée de moi. Ce serait bien fait pour sa gueule, tiens. Et papa même peut-être il voudrait que j'habite avec lui. Peut-être qu'à l'école aussi ils me regretteraient. Ils sont tous assez crétins pour pleurer après moi alors qu'ils me causent même pas. Ouah, pis je vois déjà Claire Chazal et l'image d'une ruelle dans le coin de l'écran : "&lt;i&gt;la petite Coralie, disparue depuis une semaine &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;en région parisienne&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;, a finalement été retrouvée assassinée. Plusieurs sacs poubelles contenant des morceaux de son corps découpés ont été retrouvés entre chez elle et le chemin de l'école. La police affirme..."&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Pfff encore la moitié des marches. Je fais une pause, tant pis si il fait froid, en plus mon cartable pèse une tonne. Je pense à Éloïse qui doit être déjà au chaud chez elle, avec sa mère, en train de manger des tartines au nutella. Maman elle dit &lt;i&gt;c'est mauvais pour la santé le nutella, franchement tu n'as pas besoin de ça ma chérie&lt;/i&gt;. Si je lui réponds "ouais mais il en faut de l'énergie pour être un enfant !", elle me dit qu'elle va revendre la télé, que tout ça c'est que de l'intoxication publicitaire qui me liquéfie la cervelle. C'est sûr que ce sera pas avec elle les moments nutella. La vache, j'adorerais vivre dans une pub, manger en boucle tout le nutella que je veux autour de mes parents qui sourient,et qu'on me traite même pas de tonneau à l'école ! Allez, faut que je rentre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je compte les marches d'un air morne. C'est quand même pas juste, que les grandes personnes décident tout à notre place, surtout quand elles savent même pas s'occuper d'elles-mêmes. Maman, elle sait tellement s'occuper de rien que le jour de la rentrée, quand je devais revenir de l'école toute seule, je me suis rendue compte que je savais plus le chemin. Je suis restée devant l'école à regarder tous les parents arriver, tous les enfants repartir. Et quand Madame Blondeau est sortie, elle m'a demandé ce que je faisais là. Je lui ai expliqué que je savais pas la route, elle a eu l'air bien embêtée. J'ai vu dans ses yeux qu'elle se disait &lt;i&gt;cette sale petite empotée, elle va me faire rater le feuilleton de 17h30 en plus de m'embêter toute la journée à rien comprendre aux exercices&lt;/i&gt;. Elle a dû aller voir l'adresse dans les dossiers de la directrice, et me raccompagner à la maison. Maman avait quand même pensé à me donner la clé. Au soir, je me suis fait traiter de tête de linotte, d'écervelée, de tête en l'air, de bonne à rien. &lt;i&gt;Ils vont appeler les services sociaux et tu seras bien avancée d'aller habiter dans un foyer où les autres petites filles seront sûrement méchantes avec toi ! Tout ça parce qu'à dix ans, alors qu'on a fait la route un millier de fois ensemble, tu ne peux pas te débrouiller pour revenir toute seule de l'école à la maison !&lt;/i&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Depuis, j'ai retenu le chemin, mais j'aime toujours pas ça de faire la route toute seule.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Pfff, presque arrivée ! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Maman, si elle m'entendait penser, elle me dirait encore &lt;i&gt;arrête de te plaindre, tu verras que tu regretteras ta jeunesse dans quelques années ! &lt;/i&gt;Moi j'y crois pas du tout que je regretterai ! Et je la laisserai se friper et moisir comme une vieille pomme au fond d'une maison de retraite si c'est comme ça ! Oui, vivement que je sois assez grande pour m'occuper de moi...&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-8018164201641311937?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/8018164201641311937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=8018164201641311937&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8018164201641311937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8018164201641311937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/02/78-marches-vers.html' title='78 marches vers...'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-6415000576077440605</id><published>2012-01-31T22:02:00.001+01:00</published><updated>2012-01-31T22:02:31.691+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>Happy birthday grand-mère, Valérie Saubade, 1999</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51kf8ygbU5L._SL500_AA300_.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51kf8ygbU5L._SL500_AA300_.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Après &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Les Petites sœurs&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;, voici mon deuxième roman de Valérie Saubade. On reste dans le thème de la famille, mais ici avec la relation mère-fille. La mère, Éléonore, est une octogénaire hémiplégique qui décide (c'est l'incipit) de tuer sa fille. Elle nous la présente ainsi : "&lt;i&gt;Ses cheveux fins et informes retenus en chignon. ses joues rebondies, striées de rouge sous l'effet du champagne. Sa silhouette épaisse glissée avec peine dans une robe champêtre, aux plis tendus par sa chair molle. Ses aisselles agrémentées de tristes auréoles de sueur. Sa peau à la fois flasque et sèche. Supportant des lunettes en écaille, son nez pointu s'accordait mal à l'épaisseur des paupières et la couleur sans âme de ses yeux.&lt;/i&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;On comprend donc d'emblée que la vieille Éléonore est loin d'être tendre avec sa progéniture. Suite logique, la fille n'attend que le moment où sa mère se décidera enfin lui laisser son héritage, la malmenant sans cesse à force d'impatience. Leur haine réciproque équilibre donc les choses, et permet de ne pas tomber dans la facilité d'un roman manichéen. Le roman s'étale sur une année pleine de rebondissements. Même si on s'attend un peu à la fin, la lecture est agréable et l'entrée en scène de nouveaux personnages au fil de l'histoire permet de ne pas se lasser, ce qui pourrait vite arriver dans un roman à la première personne et sans dialogues, au style assez uniforme alternant descriptions au vitriol (comme le montre celle d'Elisabeth ci-dessus) et récit des événements.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Le regard acerbe de cette vieille dame toujours aussi fière d'elle malgré sa paralysie rend le récit plutôt comique, et donne du caractère aux descriptions. J'ai particulièrement apprécié celle du microcosme de la maison de retraite, dont voici un extrait : &lt;i&gt;"La plupart des pensionnaires, de femmes pour la majorité, étaient grabataires ou presque centenaires. Parquées du matin au soir dans le salon, les premières semblaient abruties par les calmants. Les secondes attendaient patiemment de franchir le siècle, espérant se voir offrir le traditionnel bouquet de fleurs envoyé par le député-maire et recevoir enfin la visite d'un journaliste local. [...] Quatre autres vieillards semblaient s'être égarés dans ce gynécée gériatrique. Perclus de rhumatismes ou ne se déplaçant qu'en fauteuil roulant, ils tuaient le temps en bridgeant fanatiquement. Dérangés parfois par le cri hystérique d'une pensionnaire, ils levaient, exaspérés, les yeux au ciel, puis haussaient les épaules avec résignation avant de se concentrer à nouveau sur leur jeu".&lt;/i&gt; Sans que le roman offre de vraie réflexion sur la vieillesse, Éléonore garde l'envie de vivre et la joie des nouvelles rencontres, là où sa fille passe son temps devant la télé à attendre passivement que son héritage lui parvienne. Une petite leçon de vie et de morale, mieux vaut se débrouiller seul que d'attendre que tout tombe du ciel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Bref, j'ai apprécié le style de Valérie Saubade, qui coule tout seul ; c'était une petite lecture agréable, quoique sûrement pas inoubliable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-6415000576077440605?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/6415000576077440605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=6415000576077440605&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/6415000576077440605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/6415000576077440605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/happy-birthday-grand-mere-valerie.html' title='Happy birthday grand-mère, Valérie Saubade, 1999'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-5407790970769256185</id><published>2012-01-30T06:30:00.000+01:00</published><updated>2012-02-08T16:15:16.451+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écrits vains'/><title type='text'>Les gens de Paris.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/51/57/444228/72388621_p.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://storage.canalblog.com/51/57/444228/72388621_p.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Participation à l'atelier d'écriture de Leiloona. Autres textes&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.bricabook.com/archives/2012/01/30/23355802.html" target="_blank"&gt;ici.&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;J'aime bien regarder les gens de Paris. Il y a ceux qui passent, l'air pressé ou le nez en l'air, et ceux qui s'arrêtent, qui ont du temps à perdre ou qui ne savent pas où aller. J'aime bien observer le flux et le reflux sortant et entrant par la bouche du métro, la marée humaine aux heures de pointes, la décrue aux heures creuses. Ça défile derrière l'écran plat des vitres bien nettoyées, et je suis la spectatrice invisible face au manège de la vie. De temps en temps, un visage ou une silhouette en mouvement m'accroche&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; le regard. Je me dis, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;tiens, si il rentrait celui-ci ?&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;Parois, ça fonctionne, la personne pousse la porte, pose ses sacs de courses ou son attaché-case, et commande un café ou une bière, selon. Je prends la commande avec un sourire,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; surtout si la personne a l'air un peu triste ou un peu las,&lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; je vous apporte ça tout de suite&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;, et au milieu de mes gestes machinaux, je m'invente leur vie, je m'y insère comme on enfilerait un costume.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Le temps d'aller préparer son café-crème, je suis la femme attablée au fond, face au miroir ; j'ai l'air d'attendre quelqu'un, les yeux fixés sur la porte, mais c'est la force de l'habitude qui me la fait regarder. Maintenant que sa femme a découvert notre relation, il ne viendra plus me retrouver &lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;après le déjeuner, plus personne ne viendra me retrouver au fond de ce café ou d'un autre.&lt;/span&gt; Pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'attendre que quelqu'un pousse la porte et rencontre mon regard. J'ai sûrement regardé trop de films romantiques. &lt;i&gt;Ça fera un euros quinze, s'il-vous-plaît&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/00/75/444228/72105343_p.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://storage.canalblog.com/00/75/444228/72105343_p.jpg" width="267" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Je pense encore un peu à ses petits malheurs, à ses joies impromptues, mais un coup d’œil par la fenêtre et je remarque un client qui vient de s'installer à l'extérieur. L'hiver est bien avancé, mais les températures sont encore automnales. Il regarde passer les gens de Paris, lui aussi. Celui-ci, il a l'air de celui qui a abandonné, l'air de celui qui ne se serait pas assis là pour passer le temps avant d'aller ailleurs ou boire un café, mais juste parce qu'il ne pouvait soudainement plus avancer. À voir son look, ça doit faire un moment qu'il a abandonné. Mais ce sont ceux que je préfère, ceux qui ont le regard dans le vide, ceux dont on se dit qu'ils ont dû y croire très fort, à la vie, à l'amour, à la réussite, mais qui ont laissé tomber leurs rêves au fond du caniveau, à bout de forces. Ceux-là, j'aime imaginer leur vie, j'aime imaginer le moment où ils ont lâché l'affaire. Ils sont comme autant d'avertissements qui viennent me frôler pour me rappeler de ne pas baisser les bras.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Lui, elle est loin, l'époque où il portait des costumes hors de prix, vérifiait son reflet dans le miroir, choisissait avec soin son parfum, prononcé mais discret, allait chez le coiffeur le premier samedi de chaque mois. Elle est loin, l'époque où il espérait être promu vice-président à la place de ce crapaud de Monsieur Prade, qui aura réussi à le faire licencier. Après ça, comment y croire encore... &lt;i&gt;Juliette, tu t'actives là, t'as pris la commande du gars là, dehors ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Quand je les regarde, ça me donne le courage d'y croire. Je suis venue à Paris pour prendre des cours de théâtre et devenir actrice. Tout le monde me dit que je n'y arriverai jamais. &lt;i&gt;Il suffit pas d'y croire ma belle&lt;/i&gt;, me répète sans cesse ma coloc, &lt;i&gt;il faut agir&lt;/i&gt;. On s'était rencontrées dans le même cours de théâtre. Elle, vu sa façon de prendre les choses en main, c'est actrice de porno qu'elle finira. Mais y'a pas de raison. Je les regarde passer, les gens de Paris qui ont baissé les bras, qui voulaient tout tout de suite, qui étaient trop pressés. Moi je prends mon temps, j'y crois. Je finirai pas comme eux. Il suffit d'y croire. J'y crois. J'en suis sûre, même.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-5407790970769256185?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/5407790970769256185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=5407790970769256185&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/5407790970769256185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/5407790970769256185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/les-gens-de-paris.html' title='Les gens de Paris.'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-2513369785955966945</id><published>2012-01-23T06:30:00.000+01:00</published><updated>2012-02-08T16:15:25.963+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écrits vains'/><title type='text'>Et un jour, peut-être, s'arrêter.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Voici, comme la semaine dernière, ma participation à l'atelier &lt;a href="http://www.bricabook.com/archives/2012/01/17/23249028.html" target="_blank"&gt;"quelques mots, une photo", n°25, de chez Leiloona.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://storage.canalblog.com/99/23/444228/71907286_p.jpg" width="400" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;5h40. Le réveil sonne. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Longue journée en perspective, comme d'habitude. Émerger, se lever, se doucher, essayer de se coiffer, de se maquiller, de faire bonne figure. Lever Clothilde, la préparer pour l'école, habillage-coiffage-petit-déjeuner. 6h50 maximum, sortir de l'appartement, marcher, déposer la petite à la garderie, prendre le métro, lire les journaux gratuits, laisser couler ses yeux le long des lignes, lire sans comprendre, ne pas penser, ne pas penser, lâcher le journal aussi machinalement qu'on l'a pris. 7h31 sortir du métro, marcher. 7h43 arriver au travail, prendre le deuxième café de la journée, enchaîner &lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;les coups de fils, résoudre les problèmes des clients mécontents&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;, &lt;i&gt;service après-vente bonjour, je suis Magalie, que puis-je faire pour vous aider ?&lt;/i&gt;, essayer d'obtenir les objectifs de la journée. Midi, pause déjeuner. Sortir, prendre un sandwich, &lt;i&gt;bonjour-un-thon-crudités-s'il-vous-plaît-merci-au-revoir&lt;/i&gt;, marcher, prendre le métro, trois stations, avaler la moitié du sandwich malgré la boule dans la gorge et le nœud dans le ventre, jeter la moitié du sandwich à la poubelle, commencer les courses de Noël, magasin d'antiquités et de curiosité, quelques gravures anciennes pour papa, marcher, 12h45, ne pas être en retard, aller vers le coin des libraires, trouver quelques livres pour Victor, observer les gens se presser et courber la tête sous les premières gouttes, chercher malgré les doigts gelés et les mains encombrées le parapluie au fond du sac, oublié, sortir un chapeau, marcher, évit&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;er les flaques, prendre le métro, retourner enchaîner l'après-midi de travail, se faire insulter au téléphone par quelques inconnus, perdre patience, réfréner les larmes, soupirer, décrocher, raccrocher, appeler. 16h02, ranger ses affaires, enfin, sortir du bureau en silence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;, fatiguée des politesses.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; Marcher, presser le pas, 16h15, prendre le métro, aller jusqu'à la clinique, répondre machinalement aux infirmières, &lt;i&gt;bonjour bonjour, oh là là ! quelle pluie !, m'en parlez pas, j'ai oublié mon parapluie&lt;/i&gt;, prendre l'ascenseur, troisième étage, pédiatrie, chambre 324, marcher dans le couloir, déglutir, ravaler ses larmes, trouver un sourire à se coller sur les lèvres, oublié comme le parapluie, faire bonne figure, &lt;i&gt;bonjour mon chéri !&lt;/i&gt; 17h12. Embrasser&amp;nbsp; Victor, minuscule au milieu de ses draps blancs, embrasser Victor, invisible, aussi blanc que ses draps blancs, l'écouter raconter les jeux avec sa nouvelle meilleure amie, le dessin donné à son infirmière préférée, l'écouter raconter sa vie de petit malade, vivant en ignorant la mort pourtant proche, sa vie de petit malade dont je me sens presque exclue. 17h48 une pensée pour Clothilde, sûrement déjà à la maison, récupérée à l'école par sa baby-sitter. 18h15 quitter la clinique, marcher, prendre le métro, ne pas craquer. Regarder les passagers à l'air absent ou fatigué, lire les affiches publicitaires, les noms des stations de métro défilant sur toute la ligne, ne pas penser, ne pas penser, sentir malgré tout les larmes monter, les pensées s'insinuer, &lt;i&gt;ton fils malade fait ses derniers dessins aux infirmières, ta fille en bonne santé est gardée par une étudiante et tu ne la vois qu'une heure par jour, mais comment gérer, comment supporter, et pourquoi s'est-il enfui, et pourquoi tout va de mal en pis, depuis ?&lt;/i&gt; Ne pas laisser les larmes couler, écouter le bruit du métro, les conversations des passagers, éviter l'image déformée du visage cadavérique dans le reflet de la vitre, s'extraire de ces pensées comme si l'on pouvait sortir de sa vie. 18h45, sortir du métro, marcher, se laisser éblouir par les phares des voitures, les enseignes allumées, la lumière jaunâtre des lampadaires mille fois reflétés dans les flaques de la rue. Marcher, rentrer, congédier la baby-sitter, faire dîner Clothilde, dîner, 20h, la coucher, lui lire une histoire d'&lt;i&gt;il était une fois, des princes et des princesses&lt;/i&gt;, sans conviction, les princes et les princesses n'existent pas. 20h45, regarder la télé, s'endormir à moitié, se traîner vers le lit. 23h15, vérifier l'horaire du réveil programmé à 5h40, s'endormir en pensant à la journée du lendemain, longue journée, programme chargé. S'endormir, avant de recommencer, encore, et encore. Et un jour, peut-être, s'arrêter...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-2513369785955966945?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/2513369785955966945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=2513369785955966945&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2513369785955966945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2513369785955966945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/et-un-jour-peut-etre-sarreter.html' title='Et un jour, peut-être, s&apos;arrêter.'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-7444435630922896486</id><published>2012-01-21T17:20:00.003+01:00</published><updated>2012-02-06T12:27:32.293+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>L'Ombre du vent, Carlos Ruis Zafòn - 2001</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.carrefourdescultures.com/wp-content/uploads/2010/10/L_ombre_du_vent.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.carrefourdescultures.com/wp-content/uploads/2010/10/L_ombre_du_vent.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;L'Ombre du vent &lt;/i&gt;commence, comme le dit la quatrième de couverture, par la découverte du "cimetière des livres oubliés". L'appellation, autant que la description du lieu, labyrinthe secret de livres du monde entier, connus et moins connus, séduisent d'emblée. Un petit garçon, âgé de seulement dix ans (Daniel), y découvre un livre qui changera sa vie lorsqu'il essayera de dénouer les fils tortueux qui constituent l'histoire de son auteur. Le livre est construit autour de cette recherche, comme une toile d'araignée aux fils innombrables, au centre de laquelle se trouve Julian Carax (l'auteur du livre), et dans laquelle se débattent Daniel et son acolyte. Livre d'enquête et de suspens ? Pas seulement, et heureusement. Même si l'intrigue est bien ficelée, les ficelles sont souvent trop grosses. L'intrigue regorge de rebondissements dont on se dirait, si ça arrivait dans la vraie vie, que ce serait trop gros pour un scénario de film ou de roman. On tombe des nues quand dans une fin de chapitre, tel personnage n'était pas celui qu'on croit, ou qu'untel et unetelle étaient en fait frère et sœur (oui oui, ça a comme des relents de soap de mauvaise qualité) ! Et pourtant, même à ce niveau-là, ça fonctionne, la lecture reste agréable sans que ça en soit trop pour qu'on laisse tomber le livre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mais heureusement, disais-je, ce n'est pas qu'une histoire d'enquête. C'est aussi une jolie galerie de personnages à la construction savoureuse. Certains personnages viennent donner une touche comique, ce qui permet de ne pas écraser le lecteur sous le destin tragique de certains autres. Même si le narrateur est Daniel, la parole est souvent laissée durant de nombreuses pages à d'autres personnages par une série de récits enchâssés. Chacun nous donne sa version des faits et les nombreux retours en arrière rendent la lecture vivante, rapide, et agréable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;C'est aussi un livre (et c'est là ce qui compte&amp;nbsp; le plus pour moi) que j'ai trouvé très bien écrit (pour une traduction, c'est loin d'être évident). D'abord, on pourrait y relever des tas de citations, comme autant d'aphorismes ou de mots d'esprit. Sur la littérature, sur les femmes, sur la vie et la mémoire. Ensuite, le récit est très fluide, ça se lit très facilement, avec de nombreux passages comiques, d'autres poétiques, des métaphores bien choisies, originales. Je n'ai pas souvenir d'un livre dans lequel l'écriture elle-même m'ait semblé faire passer autant d'émotions. Une belle expérience de lecture, donc, que je prolongerai sûrement avec les autres romans de Zafon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-7444435630922896486?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/7444435630922896486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=7444435630922896486&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/7444435630922896486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/7444435630922896486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/lombre-du-vent-carlos-ruis-zafon-2001.html' title='L&apos;Ombre du vent, Carlos Ruis Zafòn - 2001'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-8563296712099273018</id><published>2012-01-18T14:55:00.003+01:00</published><updated>2012-01-19T18:43:13.047+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>La Maison de Lialia et autres nouvelles, Ludmila Oulitskaïa</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Férue de littérature russe, j'ai acheté ce très bref recueil de trois nouvelles après en avoir lu le résumé&amp;nbsp;&lt;a href="http://kalistina.over-blog.com/article-la-maison-de-lialia-et-autres-nouvelles-de-ludmila-oulitskaia-95959632.html" target="_blank"&gt;chez kalistina&lt;/a&gt;. Trois nouvelles, trois femmes : Lialia, la mère de famille enjouée et adulée, qui sombre subitement dans la folie ; Natalia, fille devenue femme mais qui, sans ses parents, finit sa vie dans la solitude, espérant un retournement tardif du destin ; Goulia, la vieille femme qui peut-être aurait déjà dû quitter le monde des vivants mais préfère s'attarder et profiter encore d'une ou deux dernières fêtes. Ces trois femmes ont passé l'âge de la jeunesse, l'âge où tout est encore possible, et c'est peut-être le fil conducteur du recueil : que fait-on du temps qui reste ? Brûler la vie par les deux bouts, ou l'économiser ? Variation sur le même thème, donc, où on lit tantôt la poursuite de rêves vains, la complaisance dans une situation ni tout à fait dramatique ni heureuse, le pas si vite franchi de la vie ordinaire à la folie, celle qui enferme ou qui extériorise. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://medias.sauramps.com/media/catalog/product/cache/1/image/x500/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/i/577/9782070314577_1_75.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://medias.sauramps.com/media/catalog/product/cache/1/image/x500/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/i/577/9782070314577_1_75.jpg" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://img.over-blog.com/303x500/0/38/45/71/12-11/La-maison-de-Lialia.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;Les trois nouvelles évoquent bien l'"âme slave", même si l'expression reflète surtout la vision imaginaire qu'ont les lecteurs plus à l'occident que la Russie. Elles rappellent beaucoup Tchekhov. Par exemple, Lialia est comme la Lioubov de la &lt;i&gt;Cerisaie&lt;/i&gt;, mère et femme d'un certain âge qui n'hésite pas à vivre sa vie, à vivre à tout prix, quitte à fuir le raisonnable. Dans la deuxième nouvelle, le personnage masculin rappelle un peu Epikhodov (surnommé "mille malheurs"), celui qui rate sa vie et ne sait pas saisir sa chance. Un petit bout de Russie sous forme de portraits, assez énigmatiques dans l'ensemble. Portraits de vies ni ratées, ni réussies, comme savent en faire les russes. On est ici comme chez Tchekhov dans la tragédie du quotidien. Non plus une tragédie faite de héros au destin tragique. Mais plutôt des individus oubliés du destin, des individus sans destinée aucune, ce qui est peut-être bien plus triste que les grandes histoires... &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Pour compléter, j'ai aussi acheté, mais pas encore entamé, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Mensonges de femmes&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;, du même auteur. Encore des personnages féminins. Je n'ai pas été plus emballée que ça par ces trois nouvelles, donc je pense qu'il attendra encore. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-8563296712099273018?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/8563296712099273018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=8563296712099273018&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8563296712099273018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8563296712099273018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/la-maison-de-lialia-et-autres-nouvelles.html' title='La Maison de Lialia et autres nouvelles, Ludmila Oulitskaïa'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-3065137935565602220</id><published>2012-01-16T07:00:00.000+01:00</published><updated>2012-02-08T16:15:35.086+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Écrits vains'/><title type='text'>Poussière d'espoir.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.bricabook.com/" target="_blank"&gt;Bricabook &lt;/a&gt;propose chaque semaine une photo sur laquelle écrire un petit texte de fiction. Ca fait longtemps que je n'écris plus, mais puisque souvent ça me manque, voici une bonne occasion pour y revenir !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Stalingrad", encore sept stations. Putain journée, je sais même pas pourquoi j'y suis allé, pourquoi j'y ai cru. C'était vite fait pour l'entretien, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;la DRH assise du bout des fesses sur son grand fauteuil en cuir, engoncée dans son tailleur noir, l'uniforme de l'&lt;i&gt;executive woman, &lt;/i&gt;a conclu&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;vous n'avez pas assez d'expérience&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;De plus, votre formation ne correspond pas tout à fait à ce que l'on recherche&lt;/i&gt;. J'ai même pas répondu, à quoi bon ? Je suis pas venu pour me battre, pour me faire une place dans leur univers de blasés déguisés en pingouins.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Riquet", dans six stations je suis chez moi. On lui a pas appris dans ses cours de psychologie des ressources humaines, à éviter le regard en coin qui suinte la pitié et le dégoût ? Je le vois bien ce qu'elle pense, &lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;c'est pas un endroit pour toi, mon gars, tu vois bien que t'es pas raccord avec le décor&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;. &lt;/span&gt;Elle tapote son stylo contre son sous-main en cuir, ça fait comme un bruit mat, et moi je reste là, muet comme un crétin. Elle a hâte que ça se termine, elle en a vu une dizaine à la chaîne, des types comme moi qu'avaient rien à foutre là. Elle pense sûrement à son retour chez elle, peut-être qu'elle doit passer chercher le petit dernier chez la nourrice, peut-être qu'elle a un mari qui l'attend, ou peut-être qu'elle a qu'un grand appart vide et anonyme où elle passera sa nuit à chialer sur sa solitude, au fond de son lit aux draps immaculés. Elle se lève, contourne son bureau d'un pas assuré, me tend la main.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://storage.canalblog.com/12/43/444228/71781688_p.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://storage.canalblog.com/12/43/444228/71781688_p.jpg" width="268" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Crimée". Je sais pas pourquoi je passe mon temps à m'imaginer la vie des gens que je croise. Ça vaut toujours mieux que de penser à la mienne. J'imagine leurs petites joies et leurs petites misères. J'essaie de les imaginer aussi pathétiques que je me sens pathétique. J'ai pas envie de penser que les autres sont heureux, je peux pas y croire. Au mieux, ils ont l'autosuffisance de leur réussite, qu'ils affichent bien fort avec leurs costards bien taillés, leurs pompes bien cirées, le nez sur leur iphone, l'air d'avoir une vie sociale surchargée, mais ils se fourvoient, ils refusent d'admettre qu'ils sont aussi paumés que moi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Corentin Cariou". Encore quatre stations avant d'être de retour au fond de ma banlieue. Malika va m'appeler, me demander comment ça s'est passé, me dire que j'aurais pu faire mieux, puis que je ne dois pas désespérer. Je dirai rien, y'a rien à dire, je vois pas d'où elle le sort, son espoir, quand on nous gonfle à longueur de journée avec la crise. J'suis juste pas né au bon endroit ou au bon moment pour avoir le droit d'espérer. D'espérer quoi, en plus ? Je demande pas à ressembler à tous ces esclaves qui se baladent comme du bétail d'une rame de RER à une rame de métro pour aller se parquer dans des bureaux, sans jamais voir la lumière du jour. J'ai peut-être pas d'étincelles d'espoir au fond des yeux, mais au moins, j'ai pas non plus le reflet las de l'éclairage aux néons. Foutue société.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Porte de la Villette&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;". Y'a tellement de fois où je préfèrerais être ailleurs. Y'a qu'à fermer les yeux. Imaginer. À un endroit où y'a du soleil, au moins. Ici, y'a que la grisaille, histoire de bien te rappeler que t'as pas la moindre chance d'être heureux. Quand le soleil pointe le bout de son nez, y'a toujours un immeuble plus haut que lui pour te faire de l'ombre. Moi, je demande pas grand chose, un coin de ciel bleu, un peu de tranquillité. Un endroit où on entendrait le bruit du vent dans les arbres, plutôt que le ronronnement des voitures du périph'. La tranquillité. Personne comprend ça, tout le monde s'active à rouler sa bosse, à remonter sa pierre jusqu'en haut de la montagne, pour la voir retomber tous les jours, mais à quoi bon ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Aubervilliers". Encore deux stations. Malika, elle espère que j'aie un travail, qu'on prenne un appart, que je la demande en mariage, que je lui fasse des gosses. Elle me fait pitié des fois, avec ses rêves de feuilletons télé. Sûr qu'elle espère plus devenir une princesse, faut garder les pieds sur terre quand même. Je la vois encore à douze ans, elle commençait à se prendre pour une femme, elle&amp;nbsp; chantait à tue-tête à longueur de journée, elle croyait qu'elle serait la nouvelle star. Elle non plus, ils ont pas voulu d'elle. Elle aussi, elle a dû ravaler ses rêves et sa fierté, ça nous fait au moins un point en commun. Maintenant, elle fait le ménage dans des bureaux, avant l'aube, à l'heure où les lobotomisés du métro sont pas encore arrivés.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"Fort d'Aubervilliers". Plus qu'une. Ma mère aussi va me tomber dessus quand je vais rentrer. Avec son couplet habituel sur Allah et sur mon père qui doit être bien déçu de là-haut s'il me voit, que je suis qu'un bon à rien, que j'ai presque vingt-cinq ans elle va pas s'occuper de moi toujours, que le fils d'untel, lui il a trouvé un job à tel endroit, et que je devrais faire comme lui tiens. La seule façon d'en réchapper sera de lui claquer la porte au nez, et elle continuera sa litanie même sans que je sois devant elle. Elle a pas besoin de public pour se plaindre, ma mère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;"La Courneuve", tout le monde descend. Sur le quai, ça sent la misère et la tristesse, c'est gris et plein de poussière. La poussière des espoirs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-3065137935565602220?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/3065137935565602220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=3065137935565602220&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/3065137935565602220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/3065137935565602220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/poussiere-despoir.html' title='Poussière d&apos;espoir.'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-8491294634127669384</id><published>2012-01-15T17:27:00.000+01:00</published><updated>2012-01-18T20:38:43.706+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>Prenez soin du chien, J.M. Erre, 2006</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Dans la série les-romans-aux-titres-animaliers-sont-à-la-mode*, j'ai nommé &lt;i&gt;Prenez soin du chien&lt;/i&gt;, de J.M. Erre.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/413YoaGR-+L._SL500_AA300_.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/413YoaGR-+L._SL500_AA300_.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Le décor : les immeubles situés aux n° 5 et 6 rue de la Doulce-Belette, Paris&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Les personnages : un auteur de romans-feuilletons, un peintre sur coquille d'oeuf, une femme de ménage bavarde, un jeune autiste, un cinéaste d'un nouveau genre, une concierge pulpeuse, une concierge aigrie, petit garçon peintre sur chien, un éleveur de rongeurs, un vieil écrivain de romans érotiques, une vieille veuve méfiante dont le chien est assassiné...&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Le pitch : les deux premiers personnages sus-cités ont leurs appartements en vis à vis. Rapidement, tous deux s'épient, et n'ont plus pour objectif que de gagner ce combat d'intimidation à distance.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Lecture très agréable, d'abord par la construction du roman, qui alterne les journaux intimes des deux personnages principaux, les lettres de la concierge et de la vieille veuve, des extraits de journaux évoquant les faits divers de l'immeuble,&amp;nbsp; et quelques interventions du narrateur. Le ton est léger, souvent ironique (parfois l'auteur en fait un peu trop dans la recherche humoristique, si bien que la sauce ne prend pas toujours), varié. Le passage d'un personnage à l'autre est rapide, on n'a pas le temps de se lasser. Enfin, j'ai apprécié les interventions du narrateur, avec parfois quelques réflexions sommaires sur la littérature, le suspens, ce qui peut faire un bon roman, une bonne fin de roman, etc. L'intrigue est bien ficelée, les informations données au compte-goutte, ce qui ne permet pas de deviner la fin à la moitié du livre.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Un petit extrait : "&lt;i&gt;Que peut-on faire contre quelqu'un qui a décidé de commettre un acte gratuit, sans mobile apparent ? Admettons qu'une personne vous choisisse, vous, au hasard, et qu'elle décide de bouleverser votre existence. Rien ne lui sera plus facile. Chaque être qui croise notre route, même le plus insignifiant, tient notre destinée entre ses mains. Sans en avoir conscience, heureusement. Ce serait une pensée trop grisante&lt;/i&gt;."&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Les interventions du narrateur (qui n'est autre que l'auteur de l'histoire qui se déroule, qui n'est autre qu'un des personnages de l'histoire) sur&amp;nbsp; la littérature, n'est pas sans rappeler Gide, et bien sûr le chapitre central des &lt;i&gt;Faux-Monnayeurs&lt;/i&gt;. La citation ci-dessus, elle, rappellera l'acte gratuit dans &lt;i&gt;Les Caves du&amp;nbsp; Vatican&lt;/i&gt;, bien qu'ici, la fin montre qu'il n'y a pas d'acte gratuit. L'inspiration est plaisante, et donne au roman une autre profondeur que le simple roman à suspens : c'est aussi un jeu sur la forme, un jeu de mise en abyme.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;* On pensera évidemment à la série de K. Pancol : &lt;i&gt;Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi&lt;/i&gt;, mais aussi, dans&amp;nbsp; mes lectures récentes, à &lt;i&gt;Allumer le chat&lt;/i&gt;, ou encore (pas lu),&lt;i&gt; La métaphysique du chien&lt;/i&gt; de Philippe Ségur...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;La promotion de Pancol a d'ailleurs joué là dessus avec&amp;nbsp;&lt;a href="http://les-ecureuils-pancol.livredepoche.com/cadavre-exquis.php" target="_blank"&gt;un générateur automatique de titres&lt;/a&gt;... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;Vous en voyez d'autres, dans cette mode ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-8491294634127669384?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/8491294634127669384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=8491294634127669384&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8491294634127669384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8491294634127669384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/prenez-soin-du-chien-jm-erre-2006.html' title='Prenez soin du chien, J.M. Erre, 2006'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-3472725571565846278</id><published>2012-01-13T09:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-13T09:22:16.695+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>La Horde du Contrevent, Alain Damasio, 2004</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je n'ai lu que très peu de science-fiction. C'est même un euphémisme puisque &lt;i&gt;La Horde&lt;/i&gt; est le troisième roman de science-fiction qu'on me conseille et que j'attaque (après le cycle des &lt;i&gt;Fondations &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Des Milliards de tapis de cheveux&lt;/i&gt;, lus l'année dernière). Malgré certaines réticences face à ce genre, j'ai été agréablement surprise ici.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour le résumé, sur une planète où le vent souffle continuellement d'amont en aval, la horde est un groupe d'élite, qui a pour but de traverser le monde à pied et de trouver l'origine du vent. L'entreprise est périlleuse puisque le vent peut être très fort et très dangereux, et il n'est pas le seul danger rencontré par la horde. Ils croisent aussi des "chrones", qui ont la possibilité de modifier la matière, et des poursuiveurs, qui essaient de les arrêter dans leur quête.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://data0.eklablog.fr/eirilys/mod_article4368884_8.jpg?2494" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://data0.eklablog.fr/eirilys/mod_article4368884_8.jpg?2494" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J'ai mis une centaine de pages à rentrer dans le roman, l'écriture étant assez ardue au premier abord. Parce que c'est un monde où il n'y a pas seulement le vent, il y aussi le slamino, le bush, le blaast, le furevent, les vifs, le néphèsh, des gorces, des chrones dont les autochrones les psychrones les vérachrones marqués de glyphes, des obliques, des fréoles, des abrités qui se déplacent en éolicoptère ou en vélivélo... La profusion de termes inconnus, de mots transformés, de néologismes, ajoutée à l'alternance incessante des voix des vingt-trois personnages, marqués chacun par un symbole, rend le démarrage difficile. Mais j'ai fini par m'habituer, par comprendre les termes récurrents et par me contenter de la poésie de ce qui restait obscur. J'ai aimé ce travail sur la langue, sur les voix de chaque personnage, notamment du traceur (qui est le chef de horde), et du troubadour. Les hordiers sont vingt-trois, chacun ayant un rôle précis dans la horde, chacun ayant sa personnalité, sa voix. La polyphonie permet de s'attacher aux personnages (Damasio dit avoir réfléchi à eux et à leur histoire pendant plusieurs années avant de commencer à écrire le roman lui-même) et surtout de varier les registres, avec des passages vraiment comiques dans un récit qui ne l'est pas du tout.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La forme rejoint le fond, car le langage et la musique tiennent une place importante dans l'histoire. Le souffle continu du vent est aussi une parole, une musique, et il ne tient qu'à la horde de savoir l'écouter, la retranscrire, l'interpréter. Pour commencer par la musique, la première édition du roman était sortie avec un CD d'Arno Alyvan, qu'on peut écouter &lt;a href="http://www.arnoalyvan.com/#/fr/albums/La-Horde-du-Contrevent" target="_blank"&gt;sur son site.&lt;/a&gt; L'album reprend certains passages du texte, et évoque le bruit du vent, de la pluie, illustration musicale d'épisodes du roman. Quant à la langue, son importance devient évidente dans un des chapitres centraux où le troubadour affronte Sélème le Stylite, sur diverses épreuves d'adresse langagière et poétique. Palindromes dialogués, poèmes ne contenant qu'une seule voyelle, répétitions de syllabes, "escalettre"... Ça m'a rappelé une scène de duel psychique dans &lt;i&gt;Fondation &lt;/i&gt;; la scène reste floue mais l'idée est la même : un duel d'une nature peu commune, qui symbolise un aspect important de la société décrite par le roman. L'intelligence dans &lt;i&gt;Fondation&lt;/i&gt;, le pouvoir du langage dans &lt;i&gt;la Horde&lt;/i&gt;. Étant davantage attachée à la langue qu'à l'histoire, j'ai été conquise par ce travail sur les mots.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C'est aussi un roman qui peut séduire par l'imaginaire déployé pour décrire cet univers, l'inventivité des rebonds de&amp;nbsp; l'histoire. C'est aussi une quête du sens, de l'origine ; comme toute quête, c'est le chemin à parcourir qui compte, plus que son point final. L'auteur le dit mieux que moi : &lt;i&gt;"La Horde est posée hors temps et hors espace. Le registre est clairement symbolique. Le vent vaut pour la vie même, avec sa polysémie, sa souplesse, ses métamorphoses incessantes, le combat qu’elle implique. Chercher l’origine du vent n’a guère plus de sens que d’essayer de comprendre la naissance du vivant. Mais l’affrontement, la prise en corps du vent, la recherche aérologique, le combat, eux valent pour eux-mêmes, de façon immanente. Je voulais un mythe de Sisyphe au fil duquel, comme le dit Camus, on puisse '' imaginer Sisyphe heureux''."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://data0.eklablog.fr/eirilys/mod_article4368884_10.jpg?4790" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://data0.eklablog.fr/eirilys/mod_article4368884_10.jpg?4790" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: small;"&gt;La Horde peut donc se lire comme un simple roman de science-fiction, mais aussi comme un long récit poétique jouant sur la langue, ou comme une quête aux accents philosophique&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;s. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: small;"&gt;C'est sûrement ce qui a fait son succès.&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-3472725571565846278?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/3472725571565846278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=3472725571565846278&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/3472725571565846278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/3472725571565846278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/la-horde-du-contrevent-alain-damasio.html' title='La Horde du Contrevent, Alain Damasio, 2004'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-2654686823848501691</id><published>2012-01-10T15:55:00.000+01:00</published><updated>2012-01-10T15:55:00.841+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>Les Petites soeurs, Valérie Saubade, 2009</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Les Trois sœurs&lt;/i&gt; de Tchekhov, &lt;i&gt;Les Frères Karamazov&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les quatre filles du docteur March&lt;/i&gt;, et bien d'autres qui n'apparaissent pas dans les titres montrent bien que la fratrie est un thème récurrent en littérature. Ayant moi-même deux sœurs, c'est un thème qui me parle, j'y avais d'ailleurs songé pour mon mémoire de littérature comparé (et avais finalement opté pour le suicide !)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Prenez trois sœurs fort différentes les unes des autres. Commencez par un suicide préliminaire. Ajoutez un secret de famille, un père tyrannique, une gouvernante meurtrière et qui prédit l'avenir. Saupoudrez de mystérieux messages post-mortem. N'oubliez pas un ou deux adolescents au potentiel rebelle et curieux. Voici la recette des&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Les Petites sœurs&lt;/i&gt; de Valérie Saubade.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La lecture est distrayante, bien ficelée. On apprend les choses petit à petit, et chaque chapitre se termine par une nouvelle information, façon série télé, pour donner envie de passer directement au chapitre suivant.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je regrette toutefois deux choses : a/ Les personnages m'ont semblé un très stéréotypés, ce qui est un peu dommage. La sœur superficielle devient finalement sérieuse, la sœur trop peu sûre d'elle finit par perdre du poids et par reprendre confiance en elle... couple fraternel (pourquoi ce mot n'a-t-il pas son féminin ?) qui n'est pas sans rappeler celui de la trilogie de Katherine Pancol.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et b/ la chute se prédit bien avant la fin du livre, même si on se dit que non, ce serait trop gros... et finalement si... Donc petit goût de déception sur la fin du roman.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mais ces deux points négatifs ne m'ont pas empêchée de commander un autre de ses romans !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Mise en bouche : &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #0b5394; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;"Sarah Debussy avait, ce jour-là, une foule de choses à faire avant de mettre fin à ses jours. Elle tenait à se suicider comme elle avait vécu. Avec efficacité. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #0b5394; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;A trente-huit ans, elle se laissait aller, lorsqu'elle était ivre, à vanter sa réussite professionnel. Elle dirigeait, avec fermeté mais élégance, le département de littérature étrangère d'une grande maison d'édition américaine. Son immense bureau vitré donnait sur la baie de San Francisco. Ses collaborateurs louaient sa gentillesse et sa disponibilité et son supérieur hiérarchique, vaguement amoureux de sa silhouette longiligne, multipliait les réunions informelles pour le seul plaisir de monologuer tout en lorgnant ses jambes.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #0b5394; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Lovée dans un fauteuil en cuir beige, Sarah jeta un regard aigu en direction du canapé qui lui faisait face. La femme de ménage, qui entretenait son luxueux duplex, avait laissé sur un coussin un poil noir et soyeux appartenant à Sam, le compagnon de Sarah. Sam et Sarah formait depuis huit ans un couple inséparable. Il n'avait pas sa pareil pour la réveiller en douceur le matin, elle lui prodiguait en retour chaque soir de langoureusement caresses. Elle se demanda ce qu'il allait devenir. Un miaulement autoritaire la tira de ses réflexions. Sam exigeait de sortir sur la terrasse afin d'y guetter les pigeons.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #0b5394; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Après s'être étirée, elle ajusta ses lunettes et consulta de nouveau sa liste. « Je n'aurai jamais terminé à temps », pensa-t-elle, agacée. En moins de cinq heures, il lui fallait expédier quelques lettres et colis, confier le chat à la femme de ménage, ranger une dernière fois son bureau et détruire certains fichiers de son ordinateur, aller chez le coiffeur puis se rendre à l'institut de beauté pour une ultime épilation. Sarah ne supportait pas le moindre poil sur son corps.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #0b5394; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle se redressa, rajusta d'un geste maniaque un pli de sa jupe en lin beige et plia consciencieusement la feuille qu'elle tenait. « Des préparatifs pour une noce noire », songea-t-elle en glissant la liste dans son sac à main Hermès."&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-2654686823848501691?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/2654686823848501691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=2654686823848501691&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2654686823848501691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2654686823848501691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/les-petites-soeurs-valerie-saubade-2009.html' title='Les Petites soeurs, Valérie Saubade, 2009'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-2418180543757475442</id><published>2012-01-07T16:43:00.000+01:00</published><updated>2012-01-07T16:58:08.343+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2011'/><title type='text'>Aurélien, Aragon, 1944</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C'est une lecture de l'année dernière, mais sur laquelle je suis contente finalement de garder une trace, et c'est &lt;a href="http://irreguliere.over-blog.com/pages/Challenge_amoureux-4954069.html" target="_blank"&gt;le challenge amoureux&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://irreguliere.over-blog.com/" target="_blank"&gt;L'Irrégulière&lt;/a&gt; qui m'y a fait penser. Bien sûr, Aurélien sera dans la catégorie "Histoire d'amour qui finit mal". &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://farm5.static.flickr.com/4075/5438699503_f3b06230f1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://farm5.static.flickr.com/4075/5438699503_f3b06230f1.jpg" width="308" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Aurélien&lt;/i&gt;, tout le monde en connaît l'incipit. "&lt;i&gt;La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide&lt;/i&gt;". &lt;/span&gt;C'est un incipit qu'on connaît, comme on connaît les titres de nombreux romans, voire leur résumé, sans les avoir jamais lus. J'ai donc cherché à savoir ce qui remplissait les sept cent pages succédant cette phrase. Ayant lu le roman depuis un moment, et ne tenant pas à le relire en entier, je vais plutôt dire ce qui m'en reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Aurélien&lt;/i&gt;, on peut y voir la peinture d'une époque. C'est une galerie de personnages parisiens : le couple riche et en vogue dont le mari trompe sa femme à tout va, l'actrice sur le retour qui use de ses derniers atours pour fasciner un public acquis et séduire tous les hommes qui passent, un médecin éperdu d'amour, les prostituées d'un dancing, un jeune peintre provocateur en vogue, un jeune pianiste qui cherche sa voie. L'ensemble forme des couples qui se font et se défont au gré des pages.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Aurélien&lt;/i&gt;, c'est aussi une histoire d'amour impossible. Ratée, contrariée. La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide, oui. Bérénice est la provinciale de l'histoire, qui a laissé son mari, un pharmacien à qui il manque une main, en province, et qui vient passer quelques temps chez sa sœur plus riche et plus à la mode qu'elle. Bérénice, c'est l'idéaliste pleine de bon sens, tombée dans un monde d'artistes désillusionnés. Aurélien, c'est le vieux garçon parisien, qui a sa garçonnière sur l'île saint Louis, obnubilé par son apparence et par la propreté, et qui collectionne les conquêtes. C'est le bourgeois rentier en mal d'idéaux, qui semble avoir perdu ses repères et le sens de sa vie depuis son retour de la guerre. En tombant amoureux de Bérénice, soudain, il se donne l'impression que tout peut avoir un sens. Il n'y avait donc aucune raison que Bérénice plaise à Aurélien. Et pourtant, il finit par être fasciné par elle, fasciné par "le secret de Bérénice". "&lt;i&gt;Votre secret... celui qui vous fait si différente quand vos yeux sont ouverts et quand ils sont fermés... [...] Le mystère s'opère, Bérénice... Tout le monde au monde peut vous voir ainsi, sauf vous. Sauf vous. Vous êtes alors sans défense. Vous avouez quelque chose que vous teniez caché. C'est la secrète Bérénice... Non, ne rouvrez pas vos beaux yeux noirs... restez comme cela, livrée... Vous me disiez en venant que je ne vous connais pas... Je ne connais pas l'autre... celle qui a les yeux ouverts... mais celle-ci, la Bérénice aux yeux clos, comme je la connais !&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;" &lt;/span&gt;La Bérénice aux yeux clos rappelle à Aurélien un visage en plâtre qu'il a chez lui, un visage inconnu.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;Aurélien&lt;/i&gt;, c'est aussi un livre agréable à lire. Les dialogues sont drôles, les portraits des personnages et de la ville sont fluides et souvent poétiques. J'ai aimé ce passage : "&lt;i&gt;Il y a toute sorte de gris. Il y a le gris plein de rose qui est un reflet des deux Trianons. Il y a le gris bleu qui est un regret du ciel. Le gris beige couleur de la terre après la herse. Le gris du noir au blanc dont se patinent les marbres. Mais il y a un gris sale, un gris terrible, un gris jaune tirant sur le vert, un gris pareil à la poix, un enduit sans transparence, étouffant, même s'il est clair, un gris destin, un gris sans pardon, le gris qui fait le ciel terre à terre, ce qui gris est la palissade de l'hiver, la boue des nuages avant la neige, ce gris à douter des beaux&amp;nbsp; jours, jamais et nulle part si désespérant qu'à Paris au-dessus de ce paysage de luxe, qu'il aplatit à ses pieds, petit, petit, lui le mur vaste et vide d'un firmament implacable, un dimanche matin de décembre au-dessus de l'avenue du bois...&lt;/i&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;Aurélien&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif;"&gt;, c'est enfin l'histoire de ce qui n'aura pas lieu, une histoire de ratés du début à la fin. Une histoire d'amour manquée. Les personnages se séparent sans avoir vraiment réussi à être ensemble. Dix-sept ans plus tard, ils se retrouvent. Et dans la joie d'une soirée de fête et de retrouvailles vient le hasard d'une fin tragique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-2418180543757475442?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/2418180543757475442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=2418180543757475442&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2418180543757475442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2418180543757475442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/aurelien-aragon-1944.html' title='Aurélien, Aragon, 1944'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm5.static.flickr.com/4075/5438699503_f3b06230f1_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-1670717017333521071</id><published>2012-01-06T15:17:00.001+01:00</published><updated>2012-01-06T19:09:58.800+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lecture 2012'/><title type='text'>Bartleby le scribe, Herman Melville, 1856</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: small;"&gt;J'ai entendu parler de &lt;i&gt;Bartleby&lt;/i&gt;, et surtout de Bartlebooth, personnage de &lt;i&gt;La vie, mode d'emploi&lt;/i&gt; de Perec&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;, alors que j'avais dix-huit ou dix-neuf ans. Il m'aura fallu un long bout de temps pour me motiver à le lire, bien que ce soit une nouvelle très courte.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L'histoire est simple : Bartleby est commis aux écritures dans un cabinet de Walt Street. C'est un scribe consciencieux, bien qu'il passe parfois du temps à rêvasser devant sa fenêtre, regardant le mur de briques qui lui fait face. Et quand on lui demande tout autre chose que ses écritures, l'individu répond doucement "je préfèrerais pas". Rapidement, il décide qu'il préfère aussi ne plus écrire. Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, son patron ne s'en débarrasse pas, tourmenté par des sentiments paradoxaux : la révolte face aux refus de son employé, mais aussi la pitié pour l'individu souffreteux dont il s'est rendu compte qu'il vivait à l'étude.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;"Depuis quelques temps, j'avais pris l'habitude de dire involontairement "préférer" en toute sorte de circonstances où ce mot n'était pas parfaitement approprié. Et je tremblais à la pensée que mon commerce avec le scribe avait déjà sérieusement affecté mon état mental. À quelle nouvelle et plus profonde aberration ne risquais-je pas de me voir conduit ?"&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le personnage de Bartleby a fait couler beaucoup d'encre. Pour le mystère et l'absurdité du personnage, tout d'abord. Pourquoi refuse-t-il ? Nulle explication. D'où vient-il ? Là non plus, son patron ne parvient à avoir de réponse. Comment parvient-il à survivre alors qu'il ne mange que des biscuits au gingembre ? Le personnage apparaît presque comme une sorte de fantôme qui serait venu hanter l'étude, juste pour perturber le monde alentour. L'absurdité n'est pas dénuée de comique. Ainsi, un des employés suggère par exemple que lui faire boire de la bière tous les jours le guérirait peut-être de son "je préfèrerais ne pas".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C'est aussi sa formule lacunaire, "I would prefer not to", simplissime, passe-partout, mais irrévocable, qui intrigue. La formule, en anglais comme en français, est une formule de l'entre-deux. Son commencement, "je préfèrerais" laisse supposer une réponse positive, alors que le "ne pas" clôt l'intervention de façon négative, tout en laissant un suspens, l'absence de complément. L'art de la formule passionnant les philosophes, beaucoup ont écrit sur Bartleby. Deleuze y voit un révolutionnaire : par sa passivité à travailler en équipe puis à recopier, Bartleby se révolte contre le système en place, refuse l'autorité, la servitude. &lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Bartleby-le-prefere-des.html"&gt;D'autres analyses philosophiques ici.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;,sans-serif; font-size: small;"&gt;Si je devais donner une interprétation du personnage, je retiendrai surtout l'impression de liberté que laisse Bartleby. Sans aller jusqu'à le voir comme un révolutionnaire, j'aime cette idée qu'on peut "préférer ne pas". Dans une société, aujourd'hui sûrement encore plus qu'à l'époque de Melville, de suractivité, de surconsommation, de surintellectualisation, où l'être et le faire sont survalorisés, et où l'on ressent par conséquent de plus en plus l'absence de sens, il est reposant de penser qu'on pourrait ne pas. Un des employés du cabinet reprend d'ailleurs une fois une phrase incomplète : "Préfèrerais ne pas être, hein ?", n'ajoutant pas le "un peu raisonnable" de Bartleby. Et c'est peut être ça : Bartleby aurait-il compris que tout cela était vain, et privilégié la liberté de ne pas (être) ? Ça peut être une interprétation de l'explicit... "Ah Bartleby ! Ah Humanité !" &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-1670717017333521071?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/1670717017333521071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=1670717017333521071&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/1670717017333521071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/1670717017333521071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/bartleby-le-scribe-herman-melville-1856.html' title='Bartleby le scribe, Herman Melville, 1856'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-8663704154029887130</id><published>2012-01-06T14:10:00.001+01:00</published><updated>2012-01-06T16:47:13.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lu en 2011'/><title type='text'>Lu en 2011</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 14pt;"&gt;Lu :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Un tout petit monde, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;D. Lodge&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Changement de décor, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;D. Lodge&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Fondation, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Asimov&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Fondation et empire, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Asimov&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Seconde fondation, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Asimov&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;La fille du directeur de cirque, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;J. Gaarder&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Quelqu’un d’autre, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;T. Benacquista&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Aurélien, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Aragon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Père et Fils, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Tourgueniev&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Chroniques de l’oiseau à ressort, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Murakami&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Robinson Crusoé, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Defoe&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Kafka sur le rivage, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Murakami&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Sommeil, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Murakami&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Les yeux jaunes des crocodiles, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Katherine&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Pancol&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;La valse lente des tortues, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Katherine&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Pancol&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;La délicatesse, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Foenkinos&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Jésus Vidéo, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Andreas&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Eschbach&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Des milliards de tapis de cheveux, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Andreas&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Eschbach&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Mary Ann Shaffer&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Histoires comme ça, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Kipling&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Contes, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Grimm&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Contes, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Perrault&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Contes, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Andersen&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Sobibor, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Jean Molla&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Maus, Spigelman &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Du vent dans les mollets, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Raphaelle Moussafir&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;La porte condamnée et autres nouvelles, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Cortazar&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin: 0cm 0cm 6pt 35.7pt; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 14pt;"&gt;Entamé&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Zazie dans le métro, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Queneau&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Oblomov, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Goncharo&lt;i&gt;v &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Belle du Seigneur, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;A. Cohe&lt;i&gt;n &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Eldorado, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Laurent Gaudet&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le Double, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Dostoïevski&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Eugène Onéguine, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: large;"&gt;Pouchkine&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 14pt; margin-bottom: 6pt; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Allumer le chat, &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Barbara Constantine&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-8663704154029887130?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/8663704154029887130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=8663704154029887130&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8663704154029887130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/8663704154029887130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2012/01/lu-en-2011.html' title='Lu en 2011'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-8335371297393611756</id><published>2011-08-24T17:38:00.000+02:00</published><updated>2012-01-06T13:42:33.709+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photo'/><title type='text'>Avant que l'été ne disparaisse.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-jbCOmaY9ME4/TlIu0g7XVdI/AAAAAAAADuQ/SSo6mqhFF54/s640/Frenelle%252520-%252520ao%2525C3%2525BBt%2525202011%252520033.JPG_effected.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="https://lh4.googleusercontent.com/-jbCOmaY9ME4/TlIu0g7XVdI/AAAAAAAADuQ/SSo6mqhFF54/s640/Frenelle%252520-%252520ao%2525C3%2525BBt%2525202011%252520033.JPG_effected.jpg" style="cursor: hand; 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 &lt;br /&gt;Capes de lettres, trois jours à Tours, trois épreuves, et pérégrinations sous le soleil.&lt;br /&gt;Croisé la boîte-aux-lettres de Monsieur et Madame Verbe, un bon signe ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm3pxqnA8I/AAAAAAAAClY/3EAjGeSydUY/s1600-h/Tours+113.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm3pxqnA8I/AAAAAAAAClY/3EAjGeSydUY/s400/Tours+113.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357515160068490178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(en tout cas j'ai le capes)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-9089366862089543124?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/9089366862089543124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=9089366862089543124&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/9089366862089543124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/9089366862089543124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2009/07/monsieur-et-madame-verbe.html' title='Monsieur et Madame Verbe.'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm3pxqnA8I/AAAAAAAAClY/3EAjGeSydUY/s72-c/Tours+113.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-2460368036821548572</id><published>2009-06-12T12:16:00.001+02:00</published><updated>2012-01-06T13:47:14.469+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photo'/><title type='text'>A06-034</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm4bWn5UkI/AAAAAAAAClo/ohUk0rEVVbQ/s1600-h/22+juin+2009+019.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357516011802808898" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm4bWn5UkI/AAAAAAAAClo/ohUk0rEVVbQ/s400/22+juin+2009+019.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 248px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;(d'une salle de cours où j'ai passé tant de temps à regarder en l'air - ou pas - et que je ne verrai plus)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm4WL1x2kI/AAAAAAAAClg/VGbWkGXW_10/s1600-h/22+juin+2009+017.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5357515923008903746" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm4WL1x2kI/AAAAAAAAClg/VGbWkGXW_10/s400/22+juin+2009+017.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 400px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 271px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2448720522555157294-2460368036821548572?l=lola-valerie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lola-valerie.blogspot.com/feeds/2460368036821548572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2448720522555157294&amp;postID=2460368036821548572&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2460368036821548572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2448720522555157294/posts/default/2460368036821548572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lola-valerie.blogspot.com/2009/06/a06-034.html' title='A06-034'/><author><name>Valérie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07035433444136776254</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Slm4bWn5UkI/AAAAAAAAClo/ohUk0rEVVbQ/s72-c/22+juin+2009+019.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2448720522555157294.post-8448108907315651547</id><published>2009-05-11T15:39:00.003+02:00</published><updated>2012-01-06T13:47:30.808+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photo'/><title type='text'>In a pink and white party.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;* * * * * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Sggq0Hf9jyI/AAAAAAAACTM/ybYHjbgIwaQ/s1600-h/9+mai+2009+-+25+ans+d%27Isa+013.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334560833475022626" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEHsT6lI9Qk/Sggq0Hf9jyI/AAAAAAAACTM/ybYHjbgIwaQ/s400/9+mai+2009+-+25+ans+d%27Isa+013.jpg" style="cursor: pointer; 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